I cuneesi la cantano ai francesi

 

Questa canzone fu scritta probabilmente nell’inverno del 1744, nei giorni che seguirono la fine dell’assedio della città di Cuneo da parte dell’armata franco-spagnola del Principe di Contì, costretta al ritiro dall’ostinata resistenza della Piazzaforte.

 

Si immagina un dialogo tra un abitante di Cuneo, o un piemontese, e il principe di Contì che si sta recando all’assedio. Già si prevede l’infausto epilogo dell’impresa, ma il comandante francese sembra essere sicuro che dopo Cuneo, anche Torino cadrà.

 

Nella provincia di Cuneo e nel repertorio della canzone militare sabauda "Le Siège de Coni" rimane sempre un inno di vittoria a celebrare le sconfitte delle invasioni transalpine, al pari della “Chanson de l’Assiette” e de “L’Assedio di Turin”.

 

Le Siège de Coni


J'écris une lettre au prince de Conti
pour lui fair connaître ce qu' c'est Coni;
c'est un retranchement qui durera longtemps
Son gouvernateur fidèle combattant hardiment

 

      Je sais bien de même que Coni est fort

      et sa beauté suprême, mais je plain son sort.

     J'ai cent mille hommes en train qui disent que Turin

      sera la brandevin pour le premier matin.

 

Prince, cet affaire mérite attention

pour bien fair la guerre il faut de munition.

Pour nourrir vos soldats vous aurez de l'embarras

cent mille hommes en campagne pesent bien sur les bras.

 

      Mais rien ne me manque de dans mon armée;

      même pour la depense elle est trés bien reglèe.

      J'aurais pour deux années a nourrir les Français,

      aussi ce de Coni et touts les Piémontais.

 

L'hiver qui s'avance vous obligera

a retourner en France et quitter tout cela;

la neige et le glaçon, le froid et la saison

vous feront bien, Conti, abandoner Coni.

 

      J'ai fair pour la siège un chemin couvert,

      je ne crains ni la neige ni l' froid de l'hiver.

      Fusils ni mousquetons, ni bombes, ni canons

      ne m'epouvantent pas; je vais franchir le pas.

 

      J'ai fini mes classes dedans le latin

      j'enleverais vos places, j'irai a Turin.

      C'est là ou j'apprendrai a me bien retrancher,

      a finir mes études pour vous en régaler.

 

Vous parlez trop rude pour être écolier;

il vous faut de l'étude pour vous fortifier;

retournez a Paris prenez votre régent,

car pour prendre Coni faut être plus savant.